Une décision de justice contre le préavis de grève du syndicat CGT du PAM
Le mouvement de grève lancé par la Fédération des Ports et Docks CGT contre le projet de loi sur la réforme des Ports, le 17 Avril dernier, est loin de s’essouffler.
Un véritable bras de fer risque de s’inscrire dans la durée si un véritable dialogue ne s’instaure pas avec le gouvernement.
Et rien ne justifie le recours à la justice.
Vendredi dernier, le Tribunal de grande instance de Marseille a déclaré illégal le préavis de grève, portant sur la période du 02 au 10 Mai, déposé par l’organisation syndicale : la justice a conclu à un « problème de cohérence entre le préavis et les modalités d’action ».
Cette décision est inacceptable.
Cette grève n’est en rien illégale. Ceux qui ont lancé cette procédure devraient se souvenir du feuilleton de la DSP tramway à Marseille.
En effet, cette décision de justice rappelle des faits similaires qui s’étaient déroulés à la RTM, lors de la grève des traminots à l’automne 2005.
Deux ans plus tard, la Cour de Cassation a annulé le jugement qui avait déclaré illégal la grève de la RTM.
Au moment où nous célébrons les 40 ans du mouvement social de 1968, le gouvernement serait plus inspiré de reprendre le chemin d’une véritable négociation avec les salariés en écoutant sincèrement leurs propositions pour le développement de l’activité portuaire dans notre pays et particulièrement à Marseille.
On peut s’interroger sur la véritable action et le rôle de la Justice dans de pareilles circonstances:
que devient le droit de grève dans un pays où on prône la démocratie ?

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