Dans les Bouches du Rhône, les résultats des derniers scrutins (présidentiel, législatif, municipal, cantonal) marquent fortement l’avancée du bipartisme. Les présidentielles n’ont tournées qu’autour des deux candidats Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Pour les législatives, la droite gagne sur Marseille un siège au dépend du PS, mais celui-ci gagne un siège (le mien) au dépend du PCF. Pour les municipales, toutes les villes conservées par un maire communiste l’ont été avec accord et appui du PS. Une seule est gagnée sur le PS par un communiste, Ensuès la Redonne, mais contre le parti communiste qui a soutenu la liste du maire socialiste sortant. Les circonstances locales expliquent pour beaucoup ce résultat.
Pour les cantonales, les conseillers généraux communistes, qui ont été élus, l’ont été soit comme candidat unique de la gauche, comme à Martigues, soit avec une non agression consentie par le PS. Le PCF perd ses deux cantons sur Marseille, là où le PS a joué sa propre carte contre les conseillers généraux sortants. Le PCF gagne une Mairie, Port St Louis du Rhône, qui s’était déjà dotée d’un conseiller général communiste (le canton c’est la ville) aux élections cantonales précédentes. Celui-ci vient d’être élu Maire. Ces résultats électoraux ne seraient donc, pour certains, pas en adéquation totale avec le mouvement social dans les BdR. Enfin, ils ne le seraient pas dans la mesure où ils considèrent que le vote socialiste n’est pas porteur de l’exaspération du mouvement populaire. Or, force est de constater que pour la très grande majorité de ceux qui luttent dans l’entreprise comme dans la rue, seul le vote PS leur paraît utile. J’en suis bien la « preuve ». Les électeurs de mon ex-circonscription, ne votent pas plus à droite aujourd’hui qu’hier, bien au contraire. Ils votent bien plus qu’hier pour la force politique qui leur paraît la plus crédible pour les sortir de l’impasse immédiatement : le PS aujourd’hui. Ils ont voté socialiste très majoritairement à l’élection présidentielle. Ces mêmes électeurs ont confirmé leur vote à l’élection législative puis aux élections municipales et cantonales dans ce même secteur de la ville de Marseille. Faisant perdre ainsi au PCF un député et deux conseillers généraux sortants au bénéfice du seul PS. Il n’y a pas de secret, le mouvement populaire s’exprime pour la force politique crédible à ses yeux. Pour la force politique qui lui paraît la plus en capacité d’être aux affaires.




