Suite à l’annonce par Nicolas SARKOZY de la création d’une commission devant examiner les conditions d’une privatisation de la Poste, j’en appelle, au nom du groupe Communiste, Républicain et Citoyen, à une forte mobilisation demain lors de la manifestation qui se déroulera dès 10H devant le 19 de la rue Henri Barbusse.
Nous nous devons d’êtres tous unis devant cette nouvelle offensive du Président de la République et de son gouvernement d’imposer sa politique libérale en s’attaquant une fois de plus au service public.
La direction de la Poste et le gouvernement ont confirmé qu’ils préparaient un projet d’ouverture du capital, en l’annonçant durant l’été, comme pour France Télécom.
Une façon pour nos dirigeants d’essayer de nous habituer à l’idée de privatisation et d’empêcher le personnel concerné de se mobiliser.
On souhaite nous rassurer en nous argumentant qu’une telle réforme est nécessaire pour la survie de la Poste afin de résorber son endettement.
L’argument est loin de tenir la route quand on constate que France Télécom est arrivé à plus de 70 milliards de dettes quelques années après l’ouverture de son capital.
Défendons un autre projet en s’appuyant sur les notions de service public et sur la défense des personnels, de leurs droits et de leur statut.
Car contrairement à ce qu’affirme Jean-Claude Bailly, « ce n’est pas la fin du service public », nous sommes tout à fait conscients que pour les futurs actionnaires la seule notion qui prédomine est celle de la rentabilité.
La privatisation de la Poste signifie la dégradation du service public postal avec une accélération des fermetures de bureaux de poste, une suppression de 40 000 emplois dont 1000 dans les Bouches-du-Rhône pour le courrier, 20000 emplois nationalement sur le réseau, tout ça sous la pression des exigences de rentabilité financière qui s’associera bien évidemment à une augmentation des prestations.
Alors, créons la dynamique et ce, dès demain matin, afin de faire échouer cette volonté de l’Etat de casser les services publics : demandons qu’un débat public soit organisé et pourquoi pas, comme certains syndicats le réclament, qu’un référendum soit promulgué sur cette question !



