La Communauté Urbaine de Marseille a adhéré aujourd’hui au GIP des Calanques.
La participation de MPM au GIP ne peut que renforcer la mission essentielle de ce groupement dans la perspective de la création du Parc National des Calanques. But essentiel et qui devrait être mis en place, normalement, d’ici la fin de l’année, début 2009 après l’approbation du gouvernement.
Avec ses calanques, son Cap Canaille, ses criques, ses plages, ses petits ports de pêche et de plaisance et ses cabanons, notre littoral est connu et reconnu dans le monde entier par ses couleurs, son charme, son authenticité, sa magie. Tout un Art de vivre dans un patrimoine exceptionnel.
Classé depuis 1975 pour la partie terrestre et depuis 1976 pour la partie marine, le massif des calanques se trouve à 97% sur la commune de Marseille dont 978 hectares sont propriété du Département, 3% sur celle de Cassis ; 90% du territoire est public.
Cet espace, particulièrement prestigieux et sensible, mérite d’être protégé, notamment de la spéculation immobilière et du bétonnage du littoral. Les calanques se situent à 6 Km du centre-ville, à dix minutes d’une agglomération d’un million d’habitants et attirent plus d’1 million et demi de personnes par an. Si son classement a permis d’empêcher les constructions intempestives, un classement en PARC NATIONAL permettra d’assurer la gestion de la fréquentation et une surveillance accrue du site.
Car les scientifiques ont repéré de nombreuses altérations : érosion, détérioration de la flore et de la faune, diminution de la fréquentation des oiseaux nicheurs, décharge sauvage, braconnage sous-marin etc... La mise en place, en 1999, d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP) des Calanques a permis une avancée importante pour sa transformation en Parc National. Un parc national doit être vivant. Il doit intégrer des fonctions de préservation et de protection du site. En même temps, il peut, il doit, être ouvert à des activités, qui ne doivent pas être contradictoires avec les objectifs du parc.
Il faut donc, respecter la loi du littoral, établir des règles de périphérie du parc et refuser le bétonnage et non pas seulement repousser les limites, car on sait que la pression des promoteurs est forte à Marseille, à Cassis, La Ciotat et plus particulièrement sur tout le littoral de notre Communauté.
Le parc national apporte la solution la plus adaptée pour les calanques, le Cap Canaille et la zone maritime qui s’étend du Frioul à Bandol, à condition d’introduire dans son cœur la totalité du site classé et des sites inscrits ainsi que des zones à protéger.





