La riposte aux réformes destructrices du service public de l’école engagée par les personnels de l’Education nationale et leurs organisations syndicales, mais aussi par les parents d’élèves et plus généralement les citoyens et les élus atteint un niveau considérable. Les élus communistes et républicains ont massivement participé aux manifestations qui se sont déroulées partout en France ce jeudi 20 novembre.
Les maires, refusant la mise en place de services de substitution à l’accueil des enfants dans les écoles s’opposent à une loi adoptée dans la précipitation en vertu d’objectifs politiques partisans. Cette loi, n’est pas seulement inapplicable, elle est aussi attentatoire au choix démocratique et constitutionnel de la grève. Elle a pour unique objectif de casser la résistance à une réforme libérale qui tire l’enseignement par le bas et aggrave les conditions de l’échec scolaire.
Elle ne permet pas enfin d’assurer les conditions de sécurité indispensables à l’accueil des enfants. Les menaces d’Etat, les référés engagés auprès des tribunaux par des préfets zélés, les mises en demeure et autres menaces de sanctions n’affaibliront pas la volonté de ces élus au service de la population. L’autoritarisme du président de la République et de son gouvernement se heurtera à la volonté de préserver le contenu et la qualité du service public de l’école.
Cette journée du 20 novembre a marqué une étape très importante dans la mobilisation nécessaire pour le développement du service public d’éducation et la croissance des moyens à lui attribuer pour la réussite scolaire des élèves et pour l’égalité d’accès de nos enfants au savoir.



