Le 19 Janvier 2007, Hrant DINK, journaliste turc d’origine arménienne, était assassiné devant le siège de son hebdomadaire "Agos" à Istanbul.
Personnalité respectée pour son engagement en faveur du dialogue turco-arménien, il défendait avec passion l’universalité des droits humains, aux côtés de militants, de journalistes et d’intellectuels représentant tous les courants politiques.
Bien connu pour sa volonté de débattre ouvertement et de manière critique de la question de l’identité arménienne et des versions officielles des massacres d’Arméniens en 1915 dans l’histoire turque, Hrant Dink a également publié de nombreux écrits sur le thème de la démocratisation et des droits humains.
Personnellement ému par ce drame, j’avais sollicité le maire de Marseille, Jean-Claude GAUDIN, afin que soit honorée la mémoire de cet homme, devenu le leader d'opinion de la communauté arménienne de Turquie.
En réponse à ma requête, je remercie le Maire de Marseille d’avoir trouver « une voie importante et de grand passage à la hauteur de la cause défendue par Hrant DINK ».
Jean-Claude GAUDIN devrait soumettre au Conseil Municipal du 15 Décembre prochain, une délibération faisant état de l’appellation Rue Hrant DINK, pour la nouvelle voie créée dans le cadre du tramway, située entre la rue Saint-Pierre et la rue de la Boiseraie, dans le 12ème arrondissement de la cité phocéenne.
Ce combat pour la reconnaissance du génocide arménien n’est pas qu’un simple acte de solidarité avec ce peuple qui a déjà tant souffert dans sa chair. C’est le combat universel pour la liberté et les droits de l’homme, pour la paix et amitié entre les peuples.




