Mon ami Jacques Desallangre député de la 4e circonscription de l’Aisne vient de rejoindre le Parti de Jean-Luc Mélanchon et de Marc Dolez. J’ai bien connu Jacques sur les bancs de l’assemblée nationale où nous avons toujours mené les mêmes combats. Membres du groupe communiste et républicains, nous avons travaillé ensemble pour une société de justice et de liberté. Ce qui m’a profondément marqué pendant cette expérience, c’est la capacité qu’avaient tous les membres de notre groupe a travailler ensemble et à adopter les mêmes positions politique au sortir d’un débat toujours fructueux. Le respect de la position de l’autre y était la règle d’or. Les contradictions entre les positions de Maxime Gremetz, Alain Bocquet, Patrick Braouzec, François Assensi, Marie George Buffet et Michel Vaxes, Jean-Claude Lefort, Jean-claude Sandrier, Jacques Desallangre ou moi-même, etc. étaient porteuses d’avancées significatives dans nos débats et dans nos actions.
En rejoignant le Parti de Gauche, Jacques Desallangre, maire de Tergnier, a amené avec lui les responsables de son association, l’Association des Républicains de Gauche (ARG). Parmi eux Frédéric Alliot, adjoint au maire de Soissons, qui a participé à sa création et s’interroge aujourd’hui sur son avenir. « Nous avons créé l’ARG lors de la présidentielle de 2002, raconte Jacques Desallangre. Nous venions de quitter Jean-Pierre Chevènement, candidat à l’élection, et le Mouvement des citoyens. » Orphelins de parti, Jacques Desallangre et ses compagnons se sont dotés d’une structure départementale pour permettre aux axonais proches de leurs convictions de se retrouver, réfléchir et agir. Au fil des ans, l’ARG s’est fait connaître en participant aux luttes sociales. Elle a pris part à la bataille contre le CPE, et a milité pour le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen. Aujourd’hui s’y retrouvent des anciens militants de partis de gauche, mais aussi « des gens sans engagement partisan ». Certains ont sauté le pas et rejoint PG. D’autres hésitent encore. C’est pour eux que Jacques Desallangre maintient l’ARG, mais il espère mettre « dans quelques mois » la clef sous le paillasson. Alors pourquoi les uns et les autres, nous tous ne pourrions nous pas travailler ensemble pour le combat politique qui nous est commun à gauche ?



