Conseil municipal de Marseille de lundi dernier.
« Monsieur le Maire,
Je dois avouer que si j’avais été présent dans cet hémicycle pour la première fois, j’eus trouvé l’intervention de Madame FRUCTUS excellente.
En effet, c’est un discours sur lequel on pourrait s’engager. Le partager, ne serait ce qu'en lisant le titre du rapport : "Renforcement de la politique municipale en faveur de l’engagement pour le logement". Vous pensez bien que le groupe communiste y est très favorable.
Or, Madame FRUCTUS, çà fait 14 fois, depuis 14 ans, que j’entends les mêmes litanies. Et de ce point de vu, depuis 14 ans, il n’y a pas eu d’évolution particulière ni avec vous, ni avec vos prédécesseurs.
D’ailleurs, je me félicite aussi que, dans ce rapport, vous disiez, je cite : "dans le contexte de crise internationale que nous connaissons, dont les effets sur le logement des ménages sont importants, la ville de Marseille souhaite accentuer ses efforts pour construire des projets de rénovation urbaine, de constructions de logements neufs en accession sociale à la propriété et en accession libre".
En effet, vous dites : « nous constatons la nécessité d’accentuer encore plus la construction de logements sociaux et libres. »
Cà alors, Monsieur le Maire ! Cela fait 14 ans que le groupe communiste vous demande de faire beaucoup plus en matière de logement social.
Si je reprends les chiffres que nous a donné Madame FRUCTUS tout à l’heure, pour l’année 2006, il y a eu 1692 constructions neuves de logement social.
A ce rythme, Monsieur le Maire, pour répondre aux besoins actuels des 30000 familles qui sont en demande de logements sociaux, il nous faudra 17 ans et je ne parle même pas des habitantes et des habitants qui vont venir grossir notre ville et qui auront également besoin de logements sociaux.
Vous voyez donc bien l’ampleur de l’effort qui est à fournir. N’en déplaise à Monsieur GILLES, à qui d’ailleurs je dois avouer un exploit, puisque dans son secteur il y a un peu plus de logements sociaux que dans les autres secteurs de droite de la ville, Marseille est largement déficitaire par rapport aux besoins.
Il faut démultiplier les efforts que vous avez produits et que vous comptez produire. 3000 logements étudiants alors que la ville se veut être une ville étudiante, une ville universitaire, c’est encore trop faible !
Quand au logement privé, Madame FRUCTUS a insisté sur les logements indignes et les logements privés. C’est une petite nouveauté, je vous l’accorde. Jusqu’à aujourd’hui, dans aucune intervention de ses prédécesseurs, cette question était abordée. En effet, il est absolument nécessaire d’investir pour que le logement indigne soit éradiqué de la ville de Marseille. Et vous le savez, c’est dans le 3°, un petit moins le 2° maintenant, le 15° et le 14ème arrondissement que l’on trouve le plus de logements insalubres, y compris dans le 1er arrondissement.
Enfin, vous voulez intervenir sans aucune proposition concrète, précise, quand à la maîtrise du foncier et du prix du foncier. La crise, peut-être malheureusement, vous permettra d’avoir un prix du foncier moindre par rapport au tarif qu’il y avait, il y a encore 3 ou 4 ans.
Ceci étant, je m’inquiète sur les financements publics de l’Etat, via l’ANRU, mais pas que l’ANRU… Chacun sait que la loi BOUTIN qui va passer à l’Assemblée Nationale et au Sénat prochainement, a pour objectif de réduire encore un peu plus le volet de logements sociaux construits dans notre pays pour favoriser l’accession sociale à la propriété. Une fois de plus, les habitants, les plus en difficulté, ne pourront pas se loger et nous serons certainement à Marseille, les premières victimes de cette politique néfaste du gouvernement.
Enfin, comme je l’ai dit tout à l’heure pour le plan climat, il faut arrêter de prendre des terrains libres, vierges sur le territoire de la ville de Marseille, pour construire de plus en plus.
Il faut avoir une stratégie nouvelle en matière d’urbanisme : reconstruire la ville sur la ville afin que l’urbanisation se fasse sur le territoire déjà urbanisé et non pas pour conquérir des espaces verts.
Evidemment, Monsieur le Maire, le groupe communiste, républicain et citoyen sera opposé à ce projet.





Frédéric,
bonjour. Equation à résoudre :
Sachant
- que le pouvoir d'achat immobilier moyen en France est 2500 €/m2
- que le coût de construction ( matériaux et main d'oeuvre) ne représentait en 2007 ( selon le Président de la Fédération patronale du BTP des Bouches du Rhône René NOSTRIANO, maintenant Pt de la fédération Régional " Provence Méditerranée ex PACA !) ) que 800 à 1200 € / m2 ( actuellement environ au maxi 1500 €)
- comment construire des logements de qualité et l'environnement qui va avec ! qui ne dépasse pas 20% des revenus des ménages ( seule question qui intéresse les ménages salariés )
A te lire, t'entendre, ou te rencontrer
lionel 0471 73 73 85 /0671 63 90 57
Rédigé par: de CONINCK Lionel | 25 juillet 2009 à 17:47