Le gouvernement Sarkozien met les bouchées doubles. Porter atteinte au droit de grève devient la règle de conduite.
Hier matin, l’Association des Elu-e-s Communistes et Républicains des Bouches-du-Rhône a tenu une conférence de presse afin de dénoncer la volonté du gouvernement Sarkozy de faire des collectivités territoriales des relais de la politique de l'Etat, avec notamment la loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles.
Reconnue comme inapplicable, cette loi est imposée de la manière la plus forte qui soit : des collègues maires se sont vus traînés devant les tribunaux administratifs parce qu'ils refusaient de l'appliquer!
Avant hier, les maires ont reçu, par courrier, une injonction afin que le service minimum dans les écoles soit assuré le 29 Janvier prochain, en vu de la journée de grève annoncée notamment dans l'éducation nationale.
En toute logique, il appartient à l’Education Nationale et à elle seule, en sa qualité d’employeur, de gérer et de régler les conséquences de conflit avec ses agents.
Mais le gouvernement a trouvé plus facile, et pour cause, de se décharger sur les collectivités. En effet, c’est aux communes qu’on demande d’en subir les effets et de porter le poids du mécontentement des parents d’élèves qui seraient gênés par l’absence des enseignants.
Par ailleurs, le nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux, se donne un mois pour présenter ses « ajustements » au service minimum dans les transports. Eric Ciotti (UMP) préconise déjà, dans une proposition de loi, de réquisitionner les agents dans les transports. Il faut reconnaitre que maintenant que les collectivités locales ont appliqué cette loi inique, le gouvernement se sent consolidé pour passer en force. Je regrette pour ma part que des élus communistes de la Communauté Urbaine de Marseille aient adopté la mise en oeuvre du service minimum à la Régie des Transprots de Marseille.
Aussi, à l’annonce de la grève du 29 Janvier prochain, j’appelle tous les élus, dans leur plus grande diversité, à s’élever contre l’application de cette loi qui va à l’encontre du droit de grève et à demander son abrogation.



