Placée en redressement judiciaire, l'ex-Compagnie Marseillaise de Réparations (CMR) avait été reprise à l'automne 2006 par le groupe espagnol Boluda, qui l'avait rebaptisé Union Naval Marseille.
Alors que le nombre de grands navires transitant en Méditerranée avait fortement augmenté, la société disposait de sérieux atouts avec l'exploitation des formes 8 et 9, de 350 et 250 mètres de long. Dès 2007, l'activité de réparation navale avait repris des couleurs, avec 33 navires passant dans les cales phocéennes, contre 11 seulement l'année précédente.
Et on parle même de carnets de commande remplis jusqu’en 2011 !
Depuis, la politique du groupe Boluda s’imposait clairement avec un recours de plus en plus systématique à la sous-traitance au mépris du droit français.
La fermeture de ce chantier marquerait la fin de la filière de la réparation navale sur le port de Marseille, qui a employé jusqu'à 7.000 personnes dans les années 1970.
Après le départ de l’entreprise Agrexco qui prive Marseille de l’essentiel de son trafic maritime fruits et légumes, la fin annoncée de la réparation navale lourde sur la façade méditerranéenne française sera lourde de conséquences pour notre ville : pour le port, pour l’emploi, pour la relance économique tant espérée.
Notre groupe a toujours clamé haut et fort que le Port était pour Marseille son poumon économique, alors que va devenir le Grand Port Maritime de Marseille, image symbolique de notre ville ?
A l’heure où l’on nous annonce un plan de relance pour faire face à la crise économique, après l’accord-cadre signé en Octobre dernier dans le cadre de la réforme portuaire, que vont devenir ces 130 salariés ?
Pourquoi le Préfét n’a-t-il pas répondu favorablement à la demande d’une table ronde ?
Autant de questions sans réponse à ce jour qui nous confirment malheureusement la volonté politique, depuis des années, de mettre à mal l’industrie portuaire.
Notre groupe soutient la démarche du syndicat des salariés d’UNM qui souhaite faire appel de la décision du tribunal.



