Y en a marre !
Dans la programmation des fermetures des centres de sécurité sociale, nous sommes aujourd’hui confrontés à la prochaine fermeture du centre de Saint-Henri, dans le XVI arrondissement de Marseille.
Alors que le service public doit être un service de proximité et de qualité, les habitants du XVI arrondissement de Marseille vont être, à leur tour, touchés par la réforme engagée dans les services publics.
La fermeture de ce centre est synonyme d’une perte d’un service de proximité alors qu’on assiste à un besoin réel de proximité dans ce quartier, ce centre recevant 80 visites par jour en moyenne.
On nous annonce le maintien d’un service d’accueil avec 2 agents mais qui n’auront aucun accès aux dossiers des usagers.
Les usagers devront se rendre au centre de La Gavotte, ce qui démontre que la dimension humaine n’est pas au cœur de la démarche de l’Assurance maladie.
Quand on connaît les difficultés que rencontrent ces habitants pour se déplacer avec l’insuffisance des transports dans ce secteur, c’est un déni inadmissible.
Les usagers ont droit à disposer d’un service public de qualité autant que de proximité.
Malheureusement, la politique du gouvernement dans ce domaine en est bien loin.
Même s’ils veulent nous le faire croire.
Ainsi, en réponse à une question posée au Sénat par ma camarade, Nicole BORVO, la réponse du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville fut la suivante : « depuis plusieurs années, les organismes de sécurité sociale s'efforcent d'améliorer leurs performances en matière de qualité de service tout en inscrivant leur action dans un contexte général d'accroissement de leur efficience par la maîtrise des coûts.
Cette préoccupation, liée à la pertinence de l'usage des fonds de la sécurité sociale et au développement d'un service public de qualité, est au coeur des attentes de l'ensemble de nos concitoyens.» (Journal officiel du Sénat du 22/01/09).
Je suis loin de penser que les habitants de Saint-Henri l’entendent de cette oreille.
Ainsi, face au contexte de crise auquel nous sommes confrontés, nous sommes convaincus qu’il faut donner à l’action publique les moyens nécessaires à la satisfaction des besoins sociaux, ce qui contribuera par là-même à soutenir l’activité économique, puisqu’on sait que les politiques publiques y contribuent largement.



