Le président américain, Barack Obama a, comme un symbole, entamé son programme à Ankara, son premier voyage dans un pays musulman, par une visite au mausolée du fondateur de la Turquie, Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938), qui a donné naissance en 1923 à une République laïque sur les cendres de l'Empire ottoman.
"Nous allons nous concentrer sur ce que nous pouvons faire en partenariat avec le monde musulman."
Obama a ouvert une nouvelle page dans la politique étrangère américaine, sa visite en Turquie étant une opportunité pour resserrer les liens avec un "allié stratégique".
Même si je ne crois pas qu'il y ait d'un coté le "monde musulman" et de l'autre le "monde catholique" ou le "monde protestant" ou encore "le monde boudiste", je tiens à saluer ici la rupture politique que le nouveau président des Etats Unis a opéré.
Hier, le président américain a profité de sa visite en Turquie pour rappeler les grandes lignes de sa politique à l'égard de l'Islam en général et du monde arabe en particulier.
Lors d'un discours au Parlement turc, il a donné le ton, affirmant d'emblée : "Les Etats-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam."
Une vision tournée vers l'Occident que le président américain tente de réanimer.
Il a ensuite évoqué le conflit israélo-palestinien, rappelant que le processus d'Annapolis et la feuille de route constituent la voie d'une paix au Proche-Orient.
"Permettez-moi d'être clair : les Etats-Unis soutiennent fermement l'objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, coexistant dans la paix et la sécurité", a déclaré le chef de l'Etat américain.
Là encore, ça fait plaisir à entendre de la part de la plus grande puissance économique et politique du monde. C'est, en tous cas, la seule voix possible pour tenter d'ouvrir la porte de la paix.
Ses propos font suite au reniement la semaine dernière par le nouveau chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, de la promesse faite à Annapolis en novembre 2007 d'œuvrer à la création d'un Etat palestinien.
Mais soyons prudents, les actes doivent maintenant suivre les paroles.



