Jeudi dernier, riverains, association et élus, nous avons manifesté ensemble sur le tracé du tunnel (Maillane, Antignane, Rabatau) avec comme destination un rassemblement au rond-point du Prado.
Suite au rapport remis au Président de Marseille Provence Métropôle, Eugène Caselli, par le commissaire enquêteur , les conclusions de ce dernier continuent
de soulever des polémiques et des interrogations légitimes sur le bien
fondé de cette réalisation.
D’ailleurs, ce rapport tient compte des nombreuses remarques et précisions des riverains touchés en émettant quelques recommandations, voire réserves importantes sans toutefois donner un avis défavorable.
Parmi celles-ci, la finition de la L2 et d’une partie du boulevard
Urbain Sud est préconisée par le commissaire, ce qui ne va pas sans
poser des problèmes contractuels, mais surtout, une étude technique à
la fois hydraulique et hydrogéologique est ardemment souhaitée.
« Le dossier d’étude est très succinct », souligne le rapport. Compte tenu de la zone inondable notée sur le plan d’urbanisme et des inondations à répétition boulevard Rabatau et alentours ; compte tenu aussi du niveau d’eau trouvé lors de la construction du métro et des travaux pouvant être exécutés à proximité immédiate des fondations des immeubles, le commissaire enquêteur est très clair : « Il est indispensable de réaliser une étude technique sur le sujet. »
Et d’émettre cinq réserves de fond. Premièrement, appréhender le
sens de circulation des eaux souterraines afin de savoir le rôle que
vont jouer les parois moulées sur la retenue de ces eaux. Deuxièmement,
savoir si la technique utilisée est appropriée dans cette zone
inondable. Troisièmement, appréhender les risques de désordre sur les
immeubles proches. Quatrièmement, appréhender les difficultés de
déplacement des réseaux. Cinquièmement, étudier les possibilités de
pompage et de rejets de la zone en travaux en temps de forte pluie.
Il en va de même pour la circulation. Le dossier mis à l’enquête
publique n’est pas complet sur l’étude de circulation qui devra suivre.
Pour toutes ces raisons, nous ne lacherons rien !



