Jean-Luc Mélenchon, ancien socialiste et fondateur du Parti de gauche, estime que l'appel au rassemblement adressé vendredi par la première secrétaire du PS, Martine Aubry, aux partis de gauche, «sent le double jeu». «On ne peut pas proposer l'union de la gauche au national, et avoir un comportement contraire à la base», estime le sénateur de l'Essonne dans une interview publiée dimanche dans «le Journal du Dimanche».
«Nous travaillons aux listes des régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente Martine Aubry», assure-t-il en affirmant qu'il n'a «pas d'autre solution que de continuer à forger le Front de gauche». D'après lui, il faut faire «une entente qui s'élargit, qui seule permettra de renverser le rapport de force, en passant devant le PS».
Baylet : la «tentation hégémonique» du PS
De son côté, le patron des Radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a appelé dimanche le Parti socialiste à renoncer à toute «tentation hégémonique». Il a souligné, notamment, le «manque de crédibilité du PS et de ses dirigeants». Tout en estimant que «la victoire ne peut exister qu'au prix de l'unité», il avertit dans un communiqué que «le rassemblement ne pourra se faire que dans le respect des alliés, sans tentation hégémonique, ce qui n'est pas la propension naturelle du PS».
Martine Aubry a adressé une lettre rendue publique vendredi aux leaders des partis de gauche, à l'exception du NPA, les appelant à une «nouvelle démarche de rassemblement» à gauche «sans préalable», dès les régionales de 2010 (voir ma dernière note).
Il est bien certain que Parti de Gauche + PCF + Alternatifs + NPA + Parti Radical, çela ferait peut être une force capable de rivaliser avec le PS. Qu'en pensez vous ?



