L'abstention des hauts fonctionnaires membres du conseil d'administration aurait pu lui compliquer les choses. C'était compter sans les déclarations du représentant de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris...
«Un garçon de qualité, sympathique, que je connais bien.» Avec cette toute petite phrase, le représentant de la chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), Claude Leroi, a fait cesser le suspense. Jean Sarkozy pourrait bien accéder au fauteuil de président de l’Epad sans trop de difficultés.
Depuis que Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a demandé dimanche à ce que les 8 haut fonctionnaires membres du conseil d’administration s’abstiennent de voter pour la nomination du futur patron de l’Epad, le 4 décembre prochain, l’élection est ré ouverte. Comprendre que Patrick Jarry, le maire communiste de Nanterre, regagne des chances face à son concurrent Jean Sarkozy.
Vote prépondérant
Si les membres nommés par l'Etat s’abstenaient, il ne resterait plus que les votes de ceux issus des collectivités locales: un représentant pour chacune des communes de Nanterre, Courbevoie, Puteaux et Paris, un pour la région Ile-de-France, un pour le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), un pour la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), deux pour le Conseil général. Il y a un équilibre parfait entre les collectivités aux mains de la droite et de la gauche, le vote du représentant de la CCIP, sans étiquette, aurait alors été prépondérant.
Mais Claude Leroi a marqué lundi sa préférence pour Jean Sarkozy. Interrogé sur Europe 1, il a expliqué que «le parti de la chambre de commerce n'est pas de droite ou de gauche, c'est le parti des entreprises», ajoutant qu’il était seulement intéressé par le développement de la Défense. «Si le nouveau président du conseil d'administration (de l'Epad) est un garçon brillant qui a des idées et des relations, cela n'en sera que mieux», a-t-il poursuivi. Claude Leroi, qui est en outre président de la CCIP Hauts-de-Seine, a été conseiller municipal de Neuilly, notamment durant les mandats de Nicolas Sarkozy à la tête de cette ville.
Et voilà, la boucle est bouclée.Qui avait pensé que la proposition de Luc Chatel avait été faite dans un souci démocratique ? Celui-ci sait très bien que les bons comptes font les bons amis. Que le président paternel se rassure son objectif sera atteint : la défense Sarkozienne est inattaquable.



