Marseille a réalisé une bonne opération comptable en s'imposant hier devant Paris (1-0) en match en retard de la 10e journée de Ligue 1. Les supporteurs parisiens ont quitté Marseille sans incidents. L'OM passe de la huitième à la quatrième place du classement.
Le club marseillais revient à trois points du leader Bordeaux et à deux de son dauphin Lyon. La crise n'est pas loin pour Paris, qui glisse à la 13e place, à neuf points des Girondins. Le seul but de la rencontre a été inscrit par Gabriel Heinze à la 25e minute. Le club marseillais s'est contenté de gérer son avantage en seconde période face à une équipe adverse en panne d'imagination et d'une grande maladresse dans la circulation de balle.
Mais l’OM devra faire beaucoup mieux pour espérer un avenir en ligue des champions. Contre Milan la semaine prochaine nous verrons bien si notre équipe a le punch et la niaque nécessaire pour ébranler les meilleures équipes européennes.
En attendant de connaître le verdict de l'UEFA quant au pays organisateur de l'Euro 2016, la Fédération française de football (FFF) a choisit ses douze sites retenus. Avec Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Nancy, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Étienne, Strasbourg et Toulouse, Marseille est retenue. Ce choix était attendu. Il est logique et important.
Les villes les plus peuplées, les villes les plus engagées, les villes les plus footballistiques de l’hexagone seront les plus disponibles. Mais attention, rien n’est encore fait. Les instances du football européen doivent maintenant désigner le pays organisateur. Je souhaite ardemment que ce soit la France. Marseille pourra ainsi flamber de tous ses feux.
Les supporters marseillais feront honneur à cette grande fête du sport européen. Ils sauront être à la hauteur du monde du ballon rond. Ce n’est, certes pas une première pour la métropole marseillaise. Déjà en 1986 avec l’Euro victorieux pour l’équipe de France, ou en 1998 pour la coupe du monde, là encore victorieuse pour l’équipe nationale, le stade vélodrome a été un élément clef pour nos joueurs. Ils y ont trouvés ferveur, joie, bonheur, solidarité, respect, efforts partagés, enthousiasme, et disponibilité.
A chaque fois, les matchs se sont déroulés dans un esprit sain, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes. C’est cette fougue populaire faite de fraternité sportive qui me ravit quand je suis au stade. Que l’Euro 2016 soit Français, qu’il soit la fête que chaque génération attend avec bonheur.



