En faisant de La Poste une société anonyme, le Gouvernement franchit une étape décisive dans la casse du secteur public de notre pays. Le texte vient d’être voté ç l’assemblée nationale.
Rien n’obligeait à ce changement de statut, et le prétexte des moyens nécessaires à la modernisation de La Poste ne tient pas.
Il prétend que La Poste conservera un capital 100 % public, mais cette promesse ne convainc personne. Un autre ministre s’était engagé, ici même, à ne pas privatiser GDF. Devenu Président de la République, il décida la privatisation et la fusion de GDF avec le groupe Suez ; la leçon vient donc de haut.
Progressivement, l’État réduira sa part dans le capital de cette société anonyme au profit d’actionnaires privés et que, au terme du processus, les capitaux publics seront minoritaires. Il n’existe aucun exemple de pays européen ayant déjà libéralisé son secteur postal où les emplois, la présence postale et la qualité du service aient été maintenus. Partout, des milliers d’emplois ont été supprimés, des bureaux de poste ont été fermés et la qualité du service s’est dégradée.
En fait, le gouvernement est pleinement solidaire et acteur de la mise en œuvre du dogme libéral qui préside à la construction européenne.




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