Par Patrick Magro, président du groupe communiste de la Communauté Urbaine de Marseille. Séance de la CUM du 5 février.
Un espace de débat s’ouvre : « Emergence accrue par l’élection de Marseille-Provence 2013 Capitale Européenne de la culture qui a mis en exergue l’efficacité de la réalité multipolaire du territoire. Sans Aix, Martigues, Istres, Aubagne, Arles, Gardanne… le dossier de Marseille Provence 2013 n’aurait probablement pas eu le même poids et la même force de conviction. Dés lors, pourquoi s’entêter à utiliser un vocable qui bien souvent ne fait rien avancer ? je pense bien sûr à celui de Grand Marseille. Pourquoi vouloir avancer à marche forcée au nom de la compétition avec d’autres, alors que la compétition bien comprise est aussi faite de coopération ? Pourquoi au lieu de se limiter trop souvent à une hypothétique compétition avec Milan ou Barcelone, ne pas réfléchir plus et mieux sur l’Hinterland avec Lyon ? (Valencia se définit bien aujourd’hui comme le Port de Madrid ; la distance est la même dans les deux cas). Est-ce une volonté de Pouvoir pour une petite fraction de la classe politique locale ?
Je n’imagine pas un seul instant que cela soit possible ? Est ce le fait d’être intéressé par l’argent de nos voisins les plus riches ? Je viens de faire la démonstration que la réforme territoriale en cours change la donne pour les deux territoires les plus concernés. Il ne reste donc plus qu’un seul moteur : la satisfaction des besoins des habitants de ce territoire et des territoires voisins concernés par le fait métropolitain. Avec le Syndicat Mixte des Transports, nous avons pris cette question par le bon bout. Mais nous pensons que ce n’est qu’un chantier parmi tant d’autres. Nous sommes prêts, Monsieur le Président, à poursuivre la réflexion et l’action collective, bien évidemment à vos côtés, dans le seul intérêt de la population que nous nous sommes engagés à servir en nous présentant à ses suffrages. »



