Notre pays est riche de la diversité de ses territoires, de ses traditions régionales et locales, de son patrimoine naturel et culturel. Nous devons donc redéfinir les relations entre l'Etat et les collectivités territoriales. L'Etat et l'autorité préfectorale doivent pouvoir réguler et non diriger l'action des collectivités.
Il s’agit de clarifier les rôles entre collectivités et permettre le développement de véritables coopérations, de mutualisassions entre les territoires et tous les acteurs. Autant de pistes à creuser pour que la métropolisation réponde pleinement aux attentes des territoires et des populations.
Le développement durable des territoires, ce n'est pas seulement l'affaire des collectivités territoriales et de l'Etat, c'est aussi celle des activités économiques et financières, scientifiques, éducatives et culturelles. Des dispositifs législatifs doivent pouvoir être mis en œuvre pour développer des coopérations sur les territoires, entre grandes entreprises, PME/PMI, secteurs de la formation et de la recherche, partenaires sociaux et collectivités territoriales et pour permettre l'utilisation de l'épargne et des produits de l'activité financière au sein des territoires en vue de la réalisation de projets.
Pour réussir, la métropolisation solidaire est face à un véritable défi, celui d'une articulation féconde et dynamique entre démocratie représentative et délégataire (celle des élus) et démocratie participative impliquant (en permanence) les citoyens dans tous les secteurs de la société (collectivités, entreprises, services publics, territoires, etc.).
En vingt ans, les mutations de la société, les évolutions législatives et réglementaires, la prolifération des politiques contractuelles ont modifié le contexte dans lequel agissent les collectivités territoriales. Il est normal que des améliorations soient apportées pour que la métropolisation soit en phase avec les besoins des habitants et avec les capacités d'action des collectivités territoriales.
Chaque collectivité ne se justifie qu'au regard de la communauté humaine qui vit et travaille sur son territoire. Dès lors, dans un certain nombre de domaines, l'Etat doit jouer pleinement son rôle de garant de l'égalité de traitement des citoyens, de l'exercice par tous, des droits fondamentaux, de la cohésion sociale et territoriale. L'intervention des collectivités locales ne peut être que complémentaire. Chaque collectivité doit conserver sa responsabilité et son autonomie pleine et entière.
C'est dans la coopération et la complémentarité des différentes collectivités, non dans la concurrence ou la subordination, que le service public peut trouver sa pleine efficacité. L'autonomie de chaque collectivité territoriale n'est effective que si elle s'appuie sur des ressources financières lui permettant d'exercer pleinement ses compétences et ses choix de gestion.
Les citoyens se sentent aujourd’hui écartés des pouvoirs et des décisions. Repenser en profondeur les rapports des citoyens aux institutions est une exigence démocratique.
Le concept Métropolisation et « gouvernance locale » ne doivent pas non plus cantonner les citoyens au traitement des affaires publiques à l'ombre de leur clocher, reléguant la démocratie locale à la gestion des bacs à fleurs et laissant les choix politiques, les enjeux complexes et déterminants à la gouvernance “ mondiale ” insaisissable des technocrates, des financiers et de la classe politique.



