Notre démarche s’inscrit dans la volonté de gommer les inégalités subies par les Marseillaises et les Marseillais :
- Des inégalités d’imposition : un exemple très explicite et d’actualité : l’harmonisation d’ici 2012 des taux de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères, qui répond certes à un impératif légal mais qui laisse Marseille subir la plus haute augmentation (+3% en 2010 ) avec le plus fort taux (14,80% en 2009 à 18,80 en 2012), l’écart entre le taux le plus faible et le plus haut ne se réduit pas (12,59 points en 2009 et qui passera en 2010 à 12,69%).
Est-il logique et solidaire que les Marseillais subissent seuls cet effort alors qu’une partie des nécessités de services des ordures ménagères et de la propreté est aussi due à la situation de fréquentation et d’activité économique de la ville pivot ?
- Des inégalités de logements, de travail, d’infrastructures : combien d’habitants travaillent sur Marseille et résident dans l’aire métropolitaine ? pourquoi seuls les Marseillais doivent « payer » l’essentiel du nouveau stade Vélodrome alors que les supporters de l’OM viennent de tout le territoire métropolitain ?
Notre ville doit être au cœur de cette métropole, elle en a les atouts, reste à en définir les contours.
Euro Méditerranée
Ce projet, financé par l’Union Européenne, l’État, la Région, le Département, la Communauté Urbaine et la Ville de Marseille, devrait être achevé en 2012.
Trois quartiers qui ont mal vieilli : La Belle de mai, Saint-Charles et la Joliette, Arenc et la rue de la République sur une superficie de 3,1 km vont être remodelés avec un budget de 3,5 milliards d'euros d'investissements publics et privés sur une durée de 15 ans.
Tout sera remodelé en vue de la création d'un véritable quartier de vie au rayonnement international : aménagements urbains, logements, commerces, création de centaines de milliers de mètres carrés de bureaux.
Marseille se positionne aujourd’hui au niveau des grandes métropoles européennes.
Le dynamisme du périmètre d’Euroméditerranée offre un nouveau souffle à la cité phocéenne qui attire désormais les plus grands architectes internationaux.
Pôle technologique de Château-Gombert
Sa mission fondamentale est d'associer la recherche, la formation supérieure et les entreprises dans une dynamique de développement, en favorisant notamment le transfert technologique et l'essaimage. En moins de quinze ans d'existence, le Technopôle s'est imposé comme une composante majeure de la stratégie de développement économique de l'aire métropolitaine marseillaise.
Les projets en cours les plus marquants sont l’implantation de l’Observatoire d’Astronomie de Marseille Provence et de sa principale composante, le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, sur 10 000 m2, concernant plus de 150 ingénieurs et chercheurs, ainsi que l’hôtel technoptique, second Hôtel Technologique de 3 300 m2, destiné aux entreprises de l’optique-photonique, dans le cadre du pôle de compétitivité OPTITEC.
Le Technopôle Marseille Provence à Château-Gombert, c'est :
- 180 hectares dont 70 pour l'accueil d'entreprises et de laboratoires
- 150 entreprises
- 3 800 emplois privés et publics dont 1 000 enseignants-chercheurs
- 300 000 m2 construits
- 292 Me d' investissements publics et privés
- 2 grandes écoles d'ingénieurs :
• l'Ecole Centrale Marseille (ECM)
• l'Ecole Polytechnique Universitaire (Polytech' Marseille)
- 2 centres universitaires :
• le Centre de Mathématiques et d'Informatique (CMI)
• le Centre Inter-Universitaire de Mécanique et Technologie Mécanique (UNIMECA)
- 6 laboratoires de recherche
- 1 incubateur inter-universitaire : Impulse
- 1 pépinière d'entreprises de technologie : Marseille Innovation
- 2 800 étudiants
- 1 centre de colloques et de congrès
Le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille constitue l'un des plus importants instituts de recherche publique en France dans le domaine de l'Astrophysique et associe la recherche fondamentale en Astronophysique et la recherche technologique en instrumentation.
Projet Centre-ville
Le cœur de la grande capitale régionale voit se confronter des fonctions de centralité métropolitaine et des situations de précarité sociale, de chômage, parmi les plus fortes au point de justifier son classement en zone urbaine sensible. La persistance d’un bâti et d’un habitat de médiocre qualité est devenue le reflet de ces difficultés sociales, tout comme les insuffisances rencontrées dans la gestion concrète de l'espace et des équipements risquent de brouiller la perception des efforts accomplis.
Aussi, le projet centre-ville doit impérativement être amplifié pour faire entrer ce Cœur de Ville dans une modernité digne d’une métropole du XXIème siècle. Il faut penser reconquête par l’art de vivre, logique de l’agora des villes, rencontre et nouvelle économie du loisir urbain.
Les principaux axes de ce projet seront donc les suivants :
- Améliorer le fonctionnement urbain et poursuivre la requalification des espaces publics du cœur historique, porteur de l’image et de l’identité de Marseille, avec notamment la piétonisation du Vieux-Port
- Maîtriser la gestion urbaine à la hauteur des enjeux posés par le territoire,
- Restaurer la chalandise dans un Centre-ville apaisé, animé et convivial : - Faire de Marseille une ville étudiante,
- Maintenir et étendre une offre résidentielle diversifiée et de qualité au sein d’un réseau d’équipements de proximité
- Poursuivre et amplifier l’attractivité touristique du centre-ville : une vision de Marseille dont le but est de recentraliser la ville, la métropole, la région, les flux touristiques et les pratiques sociales autour du nouveau Vieux Port comme les Ramblas à Barcelone.
- Valoriser le plan d’eau et la mer.



