C'est le 8 février 2009, voici maintenant plus d'un an, que la société Union Naval Marseille désertait le port de Marseille. Depuis ce jour, les salariés occupent le site et sont mobilisés pour donner un avenir à la Réparation navale sur le port.
En occupant les lieux les jours, les nuits, les week-end et les jours fériés ces salariés ont permis de préserver le site, l’outillage et les locaux de façon à ce que le site reste opérationnel pour une future reprise et que le matériel ne soit pas vendu aux enchères par le liquidateur.
Cette occupation s'est accompagnée d'actions pour ne pas tomber dans l'oubli, notamment des pouvoirs publics, mais aussi de propositions et de démarches déterminées. Ainsi, le GPMM a lancé un appel d’offre pour l’amodiation des formes 8 et 9 dès le mois de juin 2009. Le groupe San Giorgio a été désigné à la fin du mois de novembre comme lauréat de cet appel d'offre.
Depuis cette date, diverses rencontres ont eu lieu pour fixer les conditions du contrat d'amodiation. Les salariés et leur organisation ont été tenus à l'écart de ces discussions. La reprise de l'activité était initialement prévue pour la mi-mars 2010. Le préfet s'était engagé, devant nous, comme devant les salariés à agir pour que la reprise se fasse le plus vite possible. L'inquiétude commence à croître parmi les salariés. Vous avez été saisi par l'Union locale CGT, afin d'organiser une table ronde avec l'ensemble des acteurs de ce dossier.
L'avenir de la réparation navale sur le port de Marseille est une question essentielle qui doit enfin être prise en compte au plus haut-niveau de l'Etat. Nous souhaitons que vous puissiez agir le plus vite possible afin de mettre sur la table les questions d'intérêt général qui sont posées dans cette affaire. Les salariés ont été d'une ténacité exemplaire.
Cela doit aussi être le cas des pouvoirs publics



