Un sondage IPSOS/le Point confirme que Nicolas Sarkozy n’est plus en odeur de sainteté. L’échec de sa politique est patent et sa défaite pour la présidentielle 2012 confirmée. À la question « souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit candidat lors de la prochaine élection présidentielle en 2012 ? », 62 % des Français répondent par la négative. C'est quatre points de plus qu'en mars dernier. Et, s'il venait à se présenter malgré tout, 57 % des sondés pensent que l'actuel président de la République ne serait, de toute façon, pas réélu.
Un autre sondage TNS-Sofres Logica pour Le Nouvel Observateur donne presque tous les candidats socialistes gagnants contre Nicolas Sarkozy en 2012. Le mieux placé est Dominique Strauss Kahn, qui écraserait le chef de l’Etat au second tour avec 59% des voix contre 41%.
L’autre candidate potentielle, Martine Aubry, l’emporterait aussi nettement (53-47%), tandis que François Hollande, qui ne cesse de faire part de ses intentions présidentielles, ferait jeu égal avec Nicolas Sarkozy (50%-50%) au second tour. La seule candidate socialiste qui perdrait contre le président de la République serait, Ségolène Royal. Le résultat serait serré (51%-49%) mais en faveur du candidat de l’UMP.
Cette situation pose en termes nouveaux la question du rassemblement pour gagner. Et surtout celle du rapport des forces interne à la gauche. Ce qui est le plus délicat pour les forces politiques hors Parti Socialiste, c’est qu’aucun de leurs candidats n’est, à ce jour en position de rivaliser avec un seul candidat socialiste.
Olivier Besancenot pour le NPA, obtiendrait de 7 à 9%, Dominique de Villepin (UMP-RS) entre 6 et 8% et François Bayrou entre 6 et 7% et Marine Le Pen pour le FN atteindrait les 12 %. Dans ce scénario, Jean-Luc Mélenchon réunirait entre 4 et 5% des voix et Hervé Morin, s’il se présentait, ne ferait jamais mieux que 2%. Pierre Laurent pour le PCF n’est même pas envisagé dans cette étude d’opinions et il me manque Eva Joly au moment où j’écris ces lignes.
Paradoxe politique traditionnel, les électeurs du NPA, dont le leader clame son refus permanent du PS, voteraient sans l’ombre d’une hésitation pour le candidat socialiste au deuxième tour même si celui-ci se nome Dominique Strauss Kahn, le patron actuel du Fond Monétaire International.
Dans ces conditions, comment faire monter l’exigence d’une véritable politique de gauche pour 2012 ?



