François Hollande vient de terminer son discours du Bourget. Le candidat socialiste veut lancer sa campagne.
Comme un autre candidat à l’élection présidentielle en 2007, il reprend les bonnes vieilles méthodes de l’exercice classique d’un prétendant à la plus haute marche de la république. La comparaison est symbolique avec le discours de Nicolas Sarkozy en janvier 2007.
Il a voulu se hausser au niveau de président de la république en indiquant comment il va diriger le pays. Il a voulu démontrer qu’il a bien un projet présidentiel.
C’est un discours de « rêves » pour donner la niaque à ses militants et créer l’enthousiasme chez les français. Il a voulu rentrer dans la peau des grands hommes politiques en soignant son contact personnel entre les citoyens et sa candidature. Il a voulu se placer dans la tradition de la cinquième république celle de la rencontre entre un homme et le peuple comme le projetait le général De Gaulle.
Il a plagié jusqu’à la caricature François Mitterrand et a repris le tempo de gauche et celui-ci. Il a voulu se placer dans la continuité historique de la gauche en France et dans le monde, et donner corps au changement tant espéré.
Mais voila, les beaux mots, les belles envolées lyriques, les déclarations tonitruantes ne font pas une politique, et encore moins une politique de gauche. François Hollande et donc resté prudent dans les promesses « ça va être difficile, je dis rien avant pour m’adapter après ».
Tout est dit !



