
Nicolas Sarkozy maintient le cap de sa stratégie. Il est le président de la république et veut convaincre les français qu’il n’est préoccupé que par l’exercice de son mandat. Plus encore, il avoue que les qualités nécessaires à un bon président c’est la « Sincérité, l’authenticité ».
Et toujours paradoxal, il veut aujourd’hui nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ce qu’il n’a jamais fait en cinq ans, il veut nous faire croire qu’il est le seul capable de le réaliser à l’avenir.
Mais tout en douceur, le Sarko vitupérant n’est plus. Il reconnaît « J’ai vu les ravages de l’arrogance ».
Soyons un peu sérieux, Nicolas Sarkozy n’est plus un outsider. Il est un président en exercice. Et il est très difficile de se faire élire sur son bilan, fut-il le meilleur, ou le plus mauvais en l’occurrence.
Tous les politiques le savent bien. Un bilan ne fait jamais gagner, mais un bilan peut faire perdre. A en croire les sondages c’est ce qui se produirait si l’élection présidentielle se déroulait dimanche.
Je suis bien persuadé que notre président de la république prépare sa contre attaque. Tel Napoléon et son retour des cent jours il veut remonter la pente pour porter l’estocade.
Alors, il assume son quinquennat et défend sa politique. S’appuyant toujours sur les dogmes du capitalisme le plus rétrograde, il nous rabâche les vieilles litanies sur la « Diminution du cout du travail » et « La dépense publique en France est la plus lourde et le coût du travail le plus important en Europe ».
Plus encore, il exprime sa fierté : « Personne n’a réduit plus que moi la dépense publique », « Personne n’a osé la remise en cause de la retraite à 60 ans alors que tous les pays Européens ont entrepris ce relèvement de l’âge d’ouverture des droits », « C’est le premier gouvernement qui a arrêté la création d’emplois dans la fonction publique ». Pire encore, il veut mettre en route rapidement des « Négociations sur la durée du travail pour supprimer les 35 heures ».
Mais soyons rassurés, Nicolas Sarkozy se met en piste. Il refuse aujourd’hui de nous avouer sa candidature, « Je suis président de la république du 5e pays du monde », "je dois assumer" nous dit-il. Toujours sa stratégie.
Pourtant, il use un peu d’hypocrisie en la matière. Alors qu’il nous décline une série de propositions qui sont celles d’un candidat à l’élection présidentielle. Il veut : « Relancer l’immobilier (bâtiment) 30 % en plus en autorisant les propriétaires à construire 30 % de plus », « Création d’une banque pour prêter aux activités productives en France », « Augmenter la TVA de 1,6 % de plus notamment sur les importations. Cette augmentions de la TVA ne favorisera pas l’augmentation des prix car la concurrence limitera l’inflation », « Taxe sur les transactions financières. J’ai reçu des pressions pour y renoncer, je n’en tiens pas compte » même si « J’exclus toute augmentation des impôts ».
Plus encore, il menace les collectivités locales. Il veut mettre en place des « modulations des dotations de l’état pour les collectivités territoriales en fonction de leur effort de réduction de la dépense publique ». Pourtant les collectivités locales n’ont pas le droit de présenter un budget en déséquilibre. Elles ne sont donc jamais en déficit.
Alors, attention, ne nous laissons pas embarquer par les promesses. Donnons de la force à la gauche en lui offrant un « Front de Gauche » puissant aux échéances électorales qui s’annoncent.