Ca y est, la rentrée est là. Les vacances sont terminées. Il faut reconnaitre que la situation politique est assez nouvelle.
La droite, chassée du pouvoir au premier semestre, se précipite dans les starting-blocks de la conquête du pouvoir. Les chefs autoproclamés, Fillon, Copé et consort se préparent au combat pour la prise des rênes de l’UMP. Le but final étant de devenir le chef incontesté de la force qui décidera du candidat à la prochaine élection présidentielle dans moins de cinq ans. D’ici là, il faudra démolir tout ce que pourra entreprendre le pouvoir socialiste en place depuis le mois de juin de cette année.
La gauche au pouvoir, le parti socialiste et le parti écolo EELV, confrontée aux réalités de la crise du capital financier, veut démontrer quelle respectera ses engagements de changement.
Rien n’est moins sur pour autant.
La France doit ratifier le pacte budgétaire européen qui donnera tous les pouvoirs à une structure « indépendante » concernant la maitrise financière des états membres. Paru dans « L’Humanité » d’aujourd’hui, les français demandent à 72 %, qu’un référendum soit organisé pour que le peuple puisse décider. Cette procédure est tout à fait légal y compris du point de vu européen.
Je fais le pari ici, que le président de la république, Mr François Hollande, n’acceptera pas cette procédure démocratique. Non seulement parce qu’il avait déjà accepté le traité sur la constitution libérale de l’Europe en 2005, mais aussi, parce que la quasi-totalité des députés du Parti socialiste s’est malheureusement abstenu lors du vote à l’Assemblée nationale en février dernier, sur le Mécanisme européen de stabilité (MES). Ils ont ainsi permis l’adoption de cette mesure proposée alors par Sarkozy et Merkel.
Cette position va pourtant à l’encontre des discours tenus par François Hollande dans sa campagne et des intérêts de notre peuple.
Pour sortir de la crise il faudrait s’engager sur la voie d’une véritable rupture avec l’orientation « austéritaire » imposée par les gouvernements européens.
Droite ou gauche, il faudra donc que le peuple français prenne ses affaires en mains pour dégager une véritable perspective de changement.
C’est bien à lui de décider de son sort !




