Le Plan de Déplacement Urbain qui est soumis aujourd’hui à enquête publique est un document qui a fortement évolué par rapport au premier jet présenté il y a deux ans. Le travail du comité de pilotage, l’intervention citoyenne, le débat public, a poussé à la prise en compte de nombreux éléments nouveaux.
Mais, à sa lecture, ce projet manque encore d’ambitions. Il n’y a pas de projet de transports en commun global et harmonisé à l’échelle de l’aire marseillaise pertinente.
Disons-le d’emblée, nombre de réponses manquent, selon nous, d’ambition et de cohérence.
Le PDU est conçu en fonction des capacités financières actuelles des institutions publiques (CUM, CG, Région ou Etat). Prendre en compte ce critère dans le cadre d’un document de perspective limite forcément les programmations futures utiles et nécessaires pour satisfaire les besoins des populations en matière de déplacement.
Parce que le développement de nos sociétés et donc l’épanouissement de chaque être humain est conditionné par notre capacité à dominer l’évolution des villes et bâtir des villes durables où il y fait bon vivre, la ville maîtrisée et démocratiquement élaborée devient un enjeu d’avenir pour chacun d’entre nous.
Les transports en sont un exemple emblématique.
Marseille est la deuxième ville de France. Si l’on veut vraiment donner à notre ville, la place qui devrait être la sienne en tant que grande métropole, il faut savoir bouger les conceptions, les us et coutumes des marseillaises et des marseillais et mener un projet sur une logique de ville durable.
300 000 véhicules arrivent chaque jour dans Marseille dont une grande partie par le réseau autoroutier des quartiers nord et de l’Est marseillais.
Il ne faut plus penser la ville selon le tout automobile mais articuler une politique dissuasive pour la voiture et incitative pour l’utilisation des transports en commun.
Afin de décongestionner le centre et l’hyper centre de Marseille, il faut offrir de multiples pôles d’échange. Les automobilistes entrant dans Marseille doivent être incités à laisser leur véhicule aux portes de la Ville.
La requalification du centre-ville passe par la piétonisation du Vieux-Port mais aussi par la maîtrise de la circulation en modernisant l’offre de transports en commun, busway, batobus, tramway, métro, transport par câbles avec le projet de télécabines-téléphériques urbains les plus adaptés au territoire.
Il faut un maillage plus fin du transport dans Marseille afin de permettre de mieux desservir les lieux structurants du territoire et les différents quartiers :
- suppression de la passerelle de Plombières
- ouverture immédiate de la rocade L2 Est sans attendre de terminer la Rocade L2 Nord
- requalifier la Rocade du Jarret Sakakini
- projet de télécabines-téléphériques comme complément des lignes de transport collectif au sol.
- développer massivement les pistes cyclables.




