J’ai profité de ces trois jours de grand week-end du 11 novembre pour me cacher en public dans une salle noire.
J’ai pris le temps de vivre, un peu ! Pour une fois je suis allé au cinéma voir la comédie du moment : « Intouchables ».
Et je me suis régalé. J’ai ri et pleuré. Un temps d’allégresse. Un instant d’insouciance. Un moment d’humanité simple.
Bien entendu, il ne faut pas y voir un film politique. Mais il faut reconnaitre que cette farce nous donne du bonheur.
Certes, un peu caricatural, le riche handicapé et le pauvre jeune plein d’enthousiasme, nous font rêver d’un monde où les être humains seraient vraiment humains.
Bien entendu cette situation est fort peu probable dans la vraie vie. Il est bien rare qu’elle se produise plus d’une fois. Mais la magie du cinéma c’est bien de nous faire vibrer et oublier notre vie.
« Intouchables », on a envie d’y croire.
On y adhère pour notre plus grand bonheur. On en veut encore pour dégager cette joie que la crise actuelle nous vole.
En pleine conscience, nous savons qu’il fallu que l’handicapé soit immensément riche pour que cette farce du 21e siècle puisse nous porter.
La vie, la vraie, celle que j’ai retrouvée en sortant de la salle obscure, nous replonge dans l’incurie des moyens nécessaires aux handicapés dans notre pays.
Et même si je dois poursuivre au grand jour mon combat pour la transformation sociale, je ne regrette pas ce passage au paradis de la fraternité.








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