La Chancelière allemande et Nicolas Sarkozy, main dans la main, ont confirmé que l’austérité pour les peuples était leur unique programme pour l’Europe.
Prenant appui sur la crise de l’euro et la quasi-faillite de la Grèce, ils ont ouvert la voie à un nouveau pacte scellant dans le marbre les politiques ultralibérales qui ravagent l’économie, et dont les conséquences humaines et sociales sont dramatiques. Le traité sur la règle d’or et la gouvernance, vous l’avez rédigé sous la dictée des marchés financiers.
Adopté par les vingt-cinq États membres, ce traité dont la signature est programmée le 1er mars ne sera pas ratifié nationalement avant les élections présidentielles et législatives. D’où l’importance de ces deux échéances électorales. D’où l’importance de prendre d’ores et déjà position en faveur de la consultation du peuple français par référendum.
Les députés du Front de gauche, comme leur candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon, portent cette exigence démocratique : le refus de toute forme de chantage à la ratification.
20 % des salariés allemands sont des travailleurs pauvres, et 2,5 millions d’entre eux travaillent pour moins de cinq euros de l’heure, dans un pays où le salaire minimum n’existe pas, où un emploi sur trois est à temps partiel et à durée déterminée, où un sur dix est un « minijob » payé moins de 400 euros, qui n’ouvre pas droit aux cotisations sociales. Entre 1998 et 2008, les formes d’emploi atypiques ont progressé de 130 %. Voilà l’autre face du modèle allemand.
C’est le cap que Nicolas Sarkozy s’est fixé pour la France. Sur les 13 milliards de hausse de taxes que vous envisagez, 85 % seront payés par les ménages, via la TVA. Vous voulez aussi rendre possible la modification unilatérale du contrat de travail et la baisse des salaires, avec un chantage à la clé : c’est ça, ou votre emploi est supprimé !




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