Keith Jarrett, pianiste, compositeur, organiste, claveciniste, saxophoniste, musicien-musicien, inventeur d'une manière d'improviser en solo sans précédent connu, du moins en jazz, a explosé sur la scène européenne en deux concerts. Le premier, en 1966, lors du 7e Festival de jazz d'Antibes-Juan les Pins. Il s'illustre dans le quartette du saxophoniste Charles Lloyd. La deuxième fois, par un récital d'improvisation pure, le concert de Cologne (1975) qui l'ouvre au public le plus vaste.
Le Köln Concert reste à ce jour l'album de piano le plus vendu au monde. C’est évidemment ce concert qui a marqué ma découverte du Jazz moderne. J’avoue qu’à son écoute, j’ai muté du Rock flamboyant des Rolling-Stones à la musique plus fine, plus élaborée et plus recherchée.
Je n’ai pas abandonné mes premières amours comme le grand Eric Clapton, mais Keith Jarrett à marqué ma sensibilité musicale.
J’ai appris, il y a peu qu’il avait enregistré un nouvel album et me suis précipité à la FNAC pour l’acquérir. Je n’ai pas été déçu. Ce dernier album, Jasmine (ECM) laisse à nouveau pantois. En duo avec le contrebassiste Charlie Haden, il vous enveloppe dans l’univers du musicien comme à la belle époque du Köln Concert même ci ce dernier restera à jamais LA REFERENCE.
Comme moi, fermez les yeux, Jasmine vous enveloppe d’un fluide sensible qui vous porte vers qui vous aimez.













