Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, s’est livré le 17 janvier 2012, à une mascarade annuelle des chiffres de la délinquance.
Selon lui la délinquance générale « a baissé de 0,34% » en France en 2011. Il s’agit de la « neuvième baisse consécutive ».
Avec « près de 12000 faits en moins » cette année, l’ex-conseiller de l’Elysée a fait ses calculs : depuis 2007, soit l’élection de Sarkozy, la délinquance générale a baissé de 7,8%, soit de 290.000 faits. Par rapport à 2002, la délinquance générale "a même baissé de 16,47 % soit de 678.000 faits", a-t-il détaillé, soulignant que depuis la même année, « la population française a augmenté de 3.200.000 habitants ».
Seul « point noir », reconnu par le ministre, les cambriolages de résidences principales et secondaires ont augmenté "de 16%", selon « une tendance que nous enregistrons depuis deux ans ». Mais le ministre se saisit là de cette donnée pour s’offrir l’un de ses dérapages habituels pour faire du pied à l’électorat du Front national. Il attribue cette augmentation aux "raids menés par des personnes originaires d’Europe centrale et orientale. C’est très difficile à combattre parce que ce sont des gens qui passent d’un pays à l’autre très rapidement."
Enfin, les atteintes volontaires à l’intégrité physique « se stabilisent, leur augmentation est de 0,1% ». Sur cet aspect, Claude Guéant démontre encore une fois son habileté à jongler avec des données qui n’existent pas. Selon lui, ce sont « les violences commises à l’intérieur du cercle familial » qui représentent l’essentiel de la hausse, avec "une augmentation de 0,2%" en 2011. Manque de chance, ces « violences intrafamiliales » ne sont pas comptabilisées en tant que telles.




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